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Le curé refit son signe de croix sur sa poitrine et se retourna vers moi.

Curé : Et bien mon garçon, si vous voulez garder le silence je ne peux rien pour vous. Je n'ai pas le droit de vous obliger...

Martin : Ne vous inquiétez pas, tout va bien.

Curé : J'espère seulement que vous dites vrai.

De toute façon il savait très bien que je mentais. Depuis petit, je mentais comme un pied je n'ai jamais sû mentir. Le mensonge, c'est comme une coquille pour quiconque l'utilise, moi, je n'ai jamais eut de coquille, je n'ai jamais sû maîtriser cette protection... Je n'ai jamais sû...
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 07:28

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Curé : Sachez tout de même mon petit Martin que, quoiqu'il arrive, quoi que vous fassiez, même si vous pêchez, vous serez toujours le bien venu dans mon église et je ferai tout pour vous protéger. Vous êtes un petit bien et avec un bon fond j'ai confiance en vous et je vous accueillerez toujours dans ce lieu saint...

Martin : ... Merci... Monsieur. Mais je ne sais pas si je mérite votre clémence.

Curé : Je suis certain que vous la méritez.

Martin : Au revoir Monsieur le Curé...
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 07:34

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Curé : Au revoir Martin... Que Dieu te garde...

Je sentait son regard dans mon dos alors que je quittait l'église. Ce regard de pitié qui me collait et ne me lâchait plus, ce regard comme une couverture...
Voilà... A dix neuf ans, je n'étais rien. J'étais voleur, je pêchait chaque jour, j'étais croyant, j'essayait de mentir. A dix neuf ans, j'étais un voyou et personne ne pouvait changer ça. Bienvenue chez moi.
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 07:36

Modifié le samedi 04 novembre 2006 12:06

III ~ Le mensonge

III ~ Le mensonge
Ainsi, je m'étais changée, et, pour oublier cet évènement tant inatendu, je me suis mise à jouer au piano tout le restant de l'après-midi jusqu'au soir. Le piano, c'était ma 3ème et dernière branche. Je jouais depuis petite et j'aimais tellement sentir les touches sous mes doigts, à ma merci. Avec le piano, j'étais libre de composer ce que je voulais, de m'évader quelques instants... Je jouais mélancoliquement lorsque j'entendis des voix provenant de la salle à manger.
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 12:34

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Francis : Dis-moi chérie que tu es ravissante ce soir...

Katy : Merci Francis. Bon, passons à table. Bonne ? Bonne que faites-vous mangeons-nous oui ou non ?

Bonne : Oui Madame ça arrive...

Francis : Hmmm tu sais, je crois que ce soir je vais me coucher tôt. Me rejoindras-tu ?

Katy : Eumh... Je ne sais pas, j'ai passé l'après-midi à me reposer mais...

Francis : J'ai terriblement sommeil je veux que tu me tienne chaud tout à l'heure.

Bonne : A table !

Je me détachai du piano, saisis une assiette et fis mine de m'installer à table en faisant semblant de ne pas entendre leur conversation. Pourtant, qu'est-ce que j'écoutais ! Oh oui, je n'en perdais pas une miette...

Katy : *en feu* Je crois que la fatigue commence à gagner aussi... Je peux peut être te soigner beau frileux...

Mon père fut ravit et embrassa sensuellement ma mère. Alors il ne pensait donc qu'à ça. Deux femmes, du cul, un boulot pépère, encore qu cul et la belle vie ! C'était un homme comme les autres mon père ! Et moi qui le croyait peut être différent... Il n'était pas porté sur les sous, il était plutôt porté sur les dessous en dentelle et les corps féminins bien roulés. Ma mère était bien roulée, malgré son visage au traits durs et aux lèvres pincées. Lola, elle, était bien roulée de partout. Mon père aimait les femmes bien roulées...
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 12:41