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Fille : Oulah moi je te suis illico Vince ! J'en ai marre d'être collée sans arrêt aux bijouteries et aux boutiques de fringues...

Vince : Ah tu vois même Isa est d'accord avec moi pour l'instant ça le fait à 3 sur 4 il manque plus que le jeunau numéro 2... T'es o.k Martin ?

Derrière le grand homme aux longs cheveux, il y avait moi. Martin Owen, tout juste âgé de dix neuf ans, ayant intégré un groupe de cambrioleurs depuis deux ans. Je m'y plaisais bien là-dedans je l'avoue... Mais j'avais souvent du mal à me faire entendre forcément, j'étais "le pretit dernier", l'empoté de service, l'idiot qui fait toujours foirer, le jeunau... Mais ça me plaisais. Vince était le plus dure avec moi et de temps en temps, Isabelle me défendait. Elle était pas méchante dans le fond Isabelle, juste solidaire et fraternelle avec ceux de son rang. Je m'entendais assez bien avec Lincoln, le 3ème à être entré dans l'équipe. Il avait un an de moins que moi mais était très débrouillard et agile. Il savait réfléchir vite et trouver les solution quand il le fallait. J'étais le grand dadet pas degourdi, toujours de 2 tensions... Mais bon, on m'acceptait quand même assez bien et je ne revenait pas toujours bredouille. Un jour j'ai dévalisé une bijouterie entière, très réputée, et je ne me suis jamais fait prendre pour ce vol. J'avais assuré. Enfin bon, voilà que ce plan me plaisait pas mal...

Martin : C'est o.k !

Vince : Bon et bien on applique le plan du boss que celui qui s'y oppose une dernière fois lève la main...

Tout le monde resta silencieux et Vince se leva de la chaise, signe que le plan serait appliqué quand tout serait près. Maintenant, comme à chaque fois, il fallait faire les préparatifs, tout organiser pour commettre le vol parfait. C'est ce qui me plaisait le plus dans ce truc.
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 06:12

Modifié le lundi 13 novembre 2006 11:41

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C'est alors que je me levai.

Lincoln : Où tu vas Martinou ?

Martin : Faire un tour à l'église d'à côté...

Lincoln : Rooh... L'église, l'église, l'église... Tu ne connais aucun autre endroit où s'amuser ? C'est vrai quoi tu vas toujours voir ton vieux curé c'est à se demander si il n'y a pas d'amour entre vous !

Martin : Je vais prier...

Lincoln : Quand on vol, on ne se confit pas à Dieu. Voler, c'est pêcher tu devrais le savoir, un fidèle croyant comme toi...

Martin : Et bien moi, ça me fait du bien !

Lincoln : Très bien, comme tu veux... Oh la la... On ne peut rien dire hein ! Mais sois-en sûr, cette église te perdra vu comme t'es parti...

Je ne répondis pas à cette prédiction foireuse et sortit de l'appartement qui était notre vieille planque.
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 06:19

Modifié le lundi 13 novembre 2006 11:42

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J'entrai dans cette petite église qui avait une atmosphère de bien veillance, trempa ma bain dans la vasque d'eau benite et me fricssiona quelque le front. Je choisit ensuite un livre de prière, m'installa sur un des banc et me mis à lire avec attention...

Voix : Oh tiens le petit Martin !

Je sursautai et me retournai.

Martin : Ah ! Monsieur le curé, je ne m'attendais pas à vous voir je croyais que vous étiez dans la salle des cloches...

Curé : *rire* Vous me surprendrez toujours ! Venir lire les livres de prières à une heure pareille, il n'y a que vous pour faire cela... N'étiez-vous pas moine dans une vie antérieure ?

Martin : Qui sait ? *sourire*

Curé : Oui c'est bien vrai... Personne n'est sûr, pas même le Christ...

Martin : Dites, je sais que vous n'avez de confessoire, mais pourrions-nous pratiquer la confession ?

Je ne sais pas pourquoi j'ai demandé ça, mais j'en avais envie. Mon seul repère était Jésus... Jésus et le Bon Dieu étaient mes seuls repères sinon j'étais seul. C'étaient mes guides, mes anges-gardiens. J'avais besoin d'eux pour vivre. Je m'accrochait à la religion comme je pourrai m'accrocher à une branche d'arbre. C'était mon secret à moi, ma délivrance. Pourquoi ? Je n'en sais rien je n'ai jamais connu de croyant. Sauf, un jour, ce religieux au-dessus de mon berceau qui a nommé "Jésus" et qui m'a incité à découvrir la religion. Je ne sais pas si je suis fière de croire en des choses qui n'ont été qu'exprimées que par des légendes, des traditions et de générations en générations. Choses qui, aujourd'hui sont à l'origine de beaucoup de guerres. Mais si pour moi, la guerre est un pêché, alors que devrai-je dire du vol ? Je n'ai pas le droit de juger les pêchers des autres alors que j'en commets moi-même chaque jour un peu plus...

Curé : Bien sûr mon bonhome...

Le curé avait un sourire nerveux au coin des lèvres car il savait que quelque chose n'allait pas. Pour demander la confession alors qu'il n'y a pas de confessoire c'est qu'on a besoin de se confesser. Et quand on a besoinde se confesser, c'est qu'on a fait quelque chose de mal... Il me fit signe d'avancer, et je le suivit.
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 06:33

Modifié le samedi 04 novembre 2006 07:31

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Il m'ammena vers sa petite table rouge où il faisait la messe tous les dimanches et me dit de passer à côté de lui.

Curé : Bon... On n'est peut être pas dans un confessoire mais je tiens à ce que le secret de la confession soit préservé. Pour cela, je vais fermer l'église un instant. Tournez-vous, nous resterons de dos.

Martin : Très bien, je suis près...

Le curé alluma les bougie qui étaient face à nous et fit le signe de croix avec ses mains en jurant solannelement qu'il protégerait le secret de cette confession. J'avais le feu vert pour me vider.
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 07:07

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Voici enfin le moment. Le moment où je pouvais tout libérer, lui dire la vérité, me libérer. Je débutai...

Martin : Je vais me permettre de vous raconter mon hsitoire.

Curé : Faites mon garçon, je ne vous interromperez pas sauf si vous me le demandez.

Martin : Très bien... Je suis né il y a dix neuf ans en France. Ma mère et moi avons été abandonnés par mon père quand j'avais un an. Il s'est mis à boire et est allé rejoindre un femme avec qui il partageait ses nuits depuis peu. Il nous a quitté. Nous nous sommes donc retrouvés seuls, à moitié fauchés, vivant dans un studio sale et dépourvu du moindre objet de confort. Ma mère se tuait au travail et un jour, elle a été malade. Moi, j'allais à l'école qui, heureusement était gratuite. Mais voilà qu'elle m'a quitté elle aussi. J'ai été placé dans un orphelinat horrible où j'étais battu, et accablé de corvées. Alors voilà j'ai aujourd'hui dix neuf ans et toutes ces choses qui m'ont marquées ont fait de moi un homme qui...
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 07:13

Modifié le samedi 04 novembre 2006 07:32